Vous aussi vous l’avez croisé au moins une fois. Peut-être même avez vous pris la peine de poser plus de trois secondes vos yeux sur tout son attirail. Je veux parler de la fashion victime de Saint-Denis. La plupart du temps en fin de période d’adolescence, la tête encore rempli d’idées révolutionnaires, la fashion victime existe en deux versions, homme et femme. Galanterie oblige, débutons par la gente féminine.
La mode a beau être intemporelle, on a quand même parfois du mal à suivre la direction “artistique” choisit…Vous souhaitez du concret pour éclaircir ces propos ? Offrez vous dès les premiers rayons de soleil une petite balade en remontant la rue de la République et vous apercevrez sans mal une de mes cibles du jour. Premier signe de distinction, la coiffure. Inspirée par les icônes de la musique qui sévissent de l’autre coté de l’Atlantique telles Rihanna et autre Beyonce, la Fashion victime déborde d’imagination dans le domaine de la création capillaire, malheureusement pas toujours à bon escient… Autre particularité, de bonnes grosses lunettes à rendre jalouse sa majesté des mouches posées sur un nez “piercingisé”. La mine fermée, la FV (Fashion Victime pour ceux qui suivent), aime prendre un ton sérieux. Au dessus de la grosse ceinture, un simple petit haut dernier cri, de couleur flashy et décolleté de préférence, moule le plus possible l’attribut préférée des hommes. Au poignet, une horloge en guise de montre avec une ribambelle de faux diamants qui scintillent tout autour du cadran. Baissez un peu plus votre regard et vous tomberez la plupart du temps sur un short au ras du popotin qui laisse notre champ de vision libre pour laisser place à une sorte de collant recouvrant les deux jambes de la FV. Enfin, et parce qu’il faut affirmer sa féminité débordante, la FV est toujours montée sur de hauts talons, ce qui demande une certaine habilité que sa jeune expérience lui empêche bien souvent de complètement maîtriser.
Enfin, dernier accessoire indispensable à toute Fashion victime qui se respecte, le sac à main. Véritable objet de culte, le sac à main est une sorte de passeport pour entrer dans ce monde mystérieux du fashion… Si malgré tout, vous devenez passionné par ces drôles de personnages, il existe un lieu de pèlerinage où se regroupent toutes ces victimes malgré elles qui se nomme Châtelet les Halles. Les fans seront comblés… (part 2 à suivre)
Saint-Denis Style (part 1)
Publié 16/05/2011 par momentsdu93Catégories : Saint-Denis
Queen of hair…
Publié 11/05/2011 par momentsdu93Catégories : Saint-Denis
Je vais vous parler d’une personne dont je ne connais pas le nom, une célébrité locale, qui affiche fièrement son plus bel atout. Peut être avez vous eu la chance de la croiser un jour de marché, ou en train de manger des nems dans le restaurant chinois du coin ou encore dans une cabine téléphonique. Une chose est sûre, vous n’avez pu la rater. Pourquoi, comment ? La simple vu de la photo jointe à ce présent article va forcement vous apportez un premier et dernier élément de réponse.
Non, ce n’est pas un déguisement ou le nouvel abat-jour Ikea, mais bien la “simple” coupe de cheveux de cette icône locale. Oubliez les Jaksons Five, le terme affro vient de prendre une toute autre dimension. A coté du phénomène, l’ex coiffure du King de la pop à ses débuts se rapproche plus du style Barthez si l’on ose la comparaison… Alors pourquoi ce choix capillaire ? Peut être un pari perdu ? Je ne pense pas, juste un mode de vie, mais qui doit par la force des choses poser quelques contraintes dans la vie de tous les jours. Possède-t-elle une voiture ? si oui, l’option décapotable est obligatoire… J’imagine aussi certaines autres situations assez cocasses comme la douche, l’ascenseur, le cinéma… En tout cas, elle ne laisse pas indifférent, la preuve, ça m’a convaincu d’en écrire ce petit article…
Velcome et good bye…
Publié 11/05/2011 par momentsdu93Catégories : Saint-Denis
Avez vous déjà vu ces drôles de vélos arrondis de couleur grise, une roue arrière recouverte d’une demi coque de babybel noir où l’on peut lire l’inscription Velcome ? Si votre réponse penche plutôt vers le non, vous êtes excusable.
Inauguré en grandes pompes au mois de juin 2009, cette prometteuse initiative, surfant sur le succès du Velib made in Paris, n’a pas connu la réussite espérée. La faute à qui ? En premier lieu, certains dionysiens ont cru à l’instauration d’un étrange système de libre service où l’usager pouvait garder son bien une fois la première pièce introduite dans la fente… Malheureusement, cette vision utopique en terme d’utilisation n’existe pas encore, le but étant quand même de payer pour un laps de temps défini et de redéposer le vélo après utilisation. Un principe qu’ont bien eu du mal à appliquer les consommateurs visés. Quand les vélos n’étaient pas portés disparus, on les retrouvait bien souvent réduit à l’état de simple patinette. Les chiffres parlent d’eux mêmes, sur les 450 engins mis en circulation, 428 (!) avaient été détruits ou volés.
Dur retour à la (triste) réalité. Pour faire face à ce dysfonctionnement passager, le service Velcome a été mis sur pause, avant de relancer doucement la machine au mois de mars dernier. Nouvel échec, puisque le vol de Velcom est apparemment devenu le premier sport départemental du 93. Alors Bye bye le Velcome ? Vous pouvez parier dessus. Les derniers qui ont été aperçus servaient de tabouret géant pour des jeun’s ayant peut être trouvé la dernière utilité d’un concept appelé à définitivement disparaître…
“THE” marché
Publié 10/05/2011 par momentsdu93Catégories : Saint-Denis
Qui n’est pas venu au moins une fois sur le marché de Saint-Denis ne peut humer et comprendre l’atmosphère se dégageant de cet “évènement” qui a lieu 3 fois par semaine en plein coeur du centre ville.
Avec la basilique en toile de fond, la partie extérieur du marché se regroupe sur une place rectangulaire spécialement conçu à cet effet. Vendeurs de fruits et légumes, de prêt à porter, d’ustensiles de cuisine ou autres spécialistes de tissus se côtoient dans un brouhaha de circonstance. La distance entre les stands n’a que peu d’importance, comptez plutôt en terme de temps. Si vous êtres pressé, il faudra rapidement vous faire une raison. Les pièges et autres obstacles sont nombreux. C’est en véritable Jean-Claude Killy que vous allez devoir vous incarner, slalomant entre le nombre incalculable de poussettes et cadis d’un autre âge qui occupent le pavé. De temps à autre, et parce que l’erreur est inévitable, il peut vous arriver de tamponner gentillement une autre personne lancée dans le même défi que le votre. N’hésitez pas à vous laisser entraîner par les cris accrocheurs des vendeurs culinaires qui se laissent aller à des réductions passagères, sortes de ventes flash pour les accros de l’e-commerce. Une fois le tour de la partie extérieur bouclé, rendez-vous sous les halles. Là, vous aurez face à vous les nombreux stands où la viande regorge en abondance. Les poissonniers ne sont pas à plaindre non plus. Dans l’allée centrale, trône un drôle d’espace boulangerie tenu par une non moins comique vieille dame qui revendique fièrement ses 55 ans de présence à cet emplacement. Ces boules et autres pains sont fabriqués maisons, et mieux vaut arriver avant midi pour avoir la chance d’en déguster un.
Si vous choisissez de vous orienter vers l’aile droite, vous ne pouvez passer à coté de ce magnifique stand rempli d’épices. Au pire, il vous suffira de vous laisser guider par votre odorat et vous laisser porter jusqu’à destination. Ce mélange de produits typiques, exotiques et rares avec les traditionnels est une bien belle particularité de ce marché dont les origines remontent jusqu’au moyen âge, à l’époque où la grande foire du lendit attirait des marchands de toute l’Europe…


